L'univers d'ARIMA

Pendant plusieurs années, j'ai été infirmier — d'abord aux côtés de personnes dans les moments les plus décisifs de leur vie, puis au bloc opératoire. J'y ai appris ce que veut dire accompagner un passage : la précision du geste, l'exigence du protocole.

Un voyage en Nouvelle-Zélande a changé quelque chose. Dans une école de gravure sur jade, j'ai compris qu'une pierre pouvait porter bien plus qu'une forme : une intention, une mémoire, un passage.

De retour à Tahiti, épuisé par un rythme qui ne me correspondait plus, j'ai commencé à façonner mes premiers bijoux — pour souffler, me vider l'esprit. Je n'avais pas prévu d'en faire une marque. Les demandes se sont multipliées, jusqu'à devenir une évidence. Un an plus tard, j'ai quitté le salariat. J'ai étudié et appris sur la perle de Tahiti, la fabrication, le métal — avec la même exigence qu'au bloc.

Aujourd'hui je suis rentré à Biarritz, sur mes terres, retrouver ma famille et ceux qui comptent. C'est ici que chaque pièce prend forme, aujourd'hui.

Chaque modèle est façonné en série limitée, selon un protocole précis, presque rituel. La matière est respectée, travaillée, révélée. Ce processus préserve l'essentiel : la force, la singularité, la charge symbolique.

Arima porte tout ce chemin : le soin, la transformation, ce qu'on garde de soi en devenant quelqu'un d'autre.